Entretien

Deux sages-femmes parlent des troubles menstruels et de grossesse, post-vaccins et post-Covid – Vidéo

Le 3 février 2024, Nexus était présent lors des Rencontres citoyennes autour des effets indésirables du Covid long et des vaccins organisées par l’association Cher Atout Cœur à Vierzon. Plusieurs dizaines de collectifs, associations et intervenants étaient présents. Parmi eux, deux sages-femmes libérales, Mathilde Revolon et Marie Terrasson, qui ont témoigné de l’augmentation des troubles menstruels et pendant la grossesse qu’elles ont pu constater chez leurs patientes suite au Covid et à ses injections. Des actions juridiques sont en cours,  notamment pour que soit rendu possible l’accès à des données fiables aux soignants.

Des constats en cabinet flagrants mais pas assez reconnus

Marie commence l’entretien en partageant avec nous son expérience en cabinet, où elle a répertorié  en un an et demi, « sur à peu près 800 femmes, 60 cas d’effets indésirables potentiellement liés aux vaccins », ce qui est supérieur aux risques qui étaient annoncés par les pouvoirs publics pour ces injections. Parmi ces cas, des « troubles des règles de tous types » dont « certains ne sont pas résolutifs et persistent dans le temps » : « absence de règles, règles hémorragiques, douleurs de règles, modifications dans les profils de saignements. J’avais remarqué aussi plusieurs phlébites, embolies pulmonaires, des gros caillots dans les vaisseaux qui étaient assez atypiques suite aux injections. Ça m’a très vite posé question. » Elle a également noté des déclenchements d’endométriose et d’adénomyose « qui abîment le muscle utérin pour toujours », et des douleurs pouvant aller jusqu’à une hystérectomie ainsi que des risques de maladies inflammatoires, comme des scléroses en plaques.

Même si à l’heure actuelle on ne peut rien prouver et même s’il existe des sages-femmes qui pensent différemment, elles imaginent donc que le vaccin peut avoir une incidence sur la fertilité des femmes.

Légitime de vacciner les femmes enceintes ?

Elles se sont également beaucoup questionnées au sujet de la vaccination des femmes enceintes, notamment en début de grossesse, avec « un produit expérimental » comme le souligne Marie, qui n’est justifiée par aucune donnée fiable. Elle rapporte aussi que des collègues ont observé des bébés prématurés de plus petite taille, ainsi que des retards de croissance. Pour elle, le résumé de la situation est clair : le vaccin anti-Covid est toujours recommandé aux femmes enceintes en l’absence de données sérieuses. Les pouvoirs publics se sont basés  sur les premières études réalisées en 2021 qui sont incomplètes dont les résultats de fins d’étude n’ont jamais été publiés.

Des études peu sérieuses

Mathilde nous explique qu’au départ de la vaccination, « ce sont toujours les mêmes études qui ont été citées et recitées en boucle dans les communications officielles ». « Des études sorties très tôt, comme celle de Shimabukuro, un chercheur américain » sortie en 2021, qui devait étudier près de 4 000 femmes vaccinées. Bilan des courses, il n’a sorti que « des résultats très partiels sur 827 femmes qui étaient celles qui avaient accouché et qui avaient leur grossesse terminée. Quelques-unes de vaccinées au premier trimestre avaient fait une fausse couche, mais la plupart qui avaient été vaccinées au troisième trimestre avaient accouché, donc on n’avait pas du tout d’idée, par exemple, de ce que ça donnait les vaccinations au premier trimestre de la grossesse. Olivier Véran avait pourtant encouragé la vaccination dès le premier trimestre alors qu’on n’avait pas de données là-dessus. La fin de l’étude de Shimabukuro n’a jamais été publiée. »

« En France, même situation, il y a eu une étude qui s’appelle COVACPREG qui avait été annoncée par l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) en avril-mai 2021, qui a été bloquée de manière administrative pendant 8 mois, et qui n’a commencé que finalement toute fin novembre, début décembre 2021, alors qu’il avait été dit que les femmes vaccinées seraient très surveillées. Et la chercheuse en charge de cette étude n’a pas pu inclure les 5000 femmes prévues car elles avaient été toutes vaccinées avant. C’était une étude prospective, il fallait être inclus au moment où on avait été vaccinée, et donc elle n’a inclus que 938 femmes,c ce qui est très insuffisant pour conclure et ce qui ne correspond pas non plus à ce qui avait été annoncé par les pouvoirs publics, en termes de surveillance. »

« Pfizer n’avait pas fait d’études sur les femmes enceintes, les notices de vaccins le disaient bien et même l’EMA (Agence européenne du médicament) sur son site (…) disait que chaque cas doit être discuté avec un professionnel de santé ». En aucun cas, de vacciner toutes les femmes enceintes. Elle incitait à peser la balance bénéfices-riques pour chaque femme. Mais comment évaluer cette balance sans résultats d’études fiables ?

Flou aussi autour des effets du Covid

À la question « Est-ce que vous avez observé des effets secondaires chez les femmes qui ont eu le Covid ? » Marie répond : « Oui, j’ai vu des troubles menstruels. On sait que tout ce qui est maladie virale peut avoir un impact sur le rythme des règles. » « En général, c’est transitoire et résolutif au bout de deux à trois mois. Ce qui a été visible aussi après les injections, mais pas pour toutes les injections. » En effet, Marie et Mathilde nous précisent qu’il y a des femmes qui ont souffert jusqu’à deux ou trois ans après les vaccins, sans que ce soit forcément résolutif.

Mathilde nous explique qu’à l’instar de COVACPREG pour les effets des injections anti-Covid, il existait « une étude qui devait montrer la gravité ou non des effets du Covid chez la femme enceinte, avec une étude jumelle qui s’appelle COROPREG qui devait sortir en mai 2022 qui n’est toujours pas publiée non plus. On devrait savoir en 2024 si les issues de grossesse de 2021 et 2022 ont été bonnes ou pas selon Mathilde, mais ce n’est toujours pas le cas. »

Des actions en cours

Face à ce flou artistique autour de données scientifiques, le collectif SF Clés (Sages-femmes pour un choix libre et éclairé en santé) a fait une demande via leur avocat de communication de document administratif. « On a reçu quelques résultats partiels dont on ne peut rien conclure actuellement et l’étude n’est toujours pas publiée. »

Le collectif a porté plainte aux côtés d’autres associations de victimes des vaccins anti-Covid contre Aurélien Rousseau, l’ancien ministre de la Santé, à la Cour de justice de la République au mois d’octobre 2023 puisque, le 3 octobre 2023, il a déclaré qu’il n’y avait pas d’effets secondaires du vaccin Covid. Or, d’autres médecins, comme Jean-François Delfraissy, ont bien dit qu’il y en avait. Plainte qui est toujours en cours et sans réponse. Suite au dépôt de cette plainte, il y a eu intrusion au Conseil national de l’Ordre des sages-femmes, et le dossier de Mathilde Revolon ainsi que ceux de certaines collègues ont été consultés. Mathilde a déposé une plainte contre X à la gendarmerie pour vol de données personnelles. Pour l’instant, pas de nouvelles non plus…

Ne pas rester mutique

Mathilde et Marie incitent les femmes concernées par des troubles menstruels post injections Covid à en parler autour d’elles pour se faire soigner, et à faire des déclarations de pharmacovigilance. Elles les invitent à se rapprocher d’associations comme Où est mon cycle et bien d’autres.

Mathilde Revolon, qui n’hésite pas à rediriger ses patientes vers des gynécologues ou autres soignants, a envie que les victimes soient « crues, prises en compte, soignées et accompagnées comme elles le méritent, parce qu’il y a beaucoup de souffrance, en plus des troubles, de ne pas être crues ou soignées ».

👉 Voir notre entretien vidéo :

👉 Vidéo également disponible sur Odysee

Entretien et article par Estelle Brattesani

 

👉Lire notre article qui annonçait l’événement, avec la liste des intervenants et une interview de l’association organisatrice Cher Atout Coeur :

 

 

👉 Lire notre enquête sur l’opacité des composants des vaccins anti-Covid dans notre n°144 (janv.-févr.2023) :

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