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Michel-Édouard Leclerc et le Sénat en désaccord sur les raisons de l’inflation

Mardi 19 juillet, la commission des Affaires économiques du Sénat a rendu son rapport sur les hausses de prix « suspectes » dénoncées par le patron du groupe Leclerc. 

 

Suite aux propos de Michel-Édouard Leclerc qui estimait que certaines hausses de prix décidées par les industriels étaient « suspectes », le Sénat, par le biais de la commission des Affaires économiques, annonçait qu’elle allait se pencher sur la question.

Un constat différent

Lors d’une interview, le patron du groupe Leclerc avait accusé les industriels de profiter de la guerre en Ukraine pour augmenter exagérément leurs prix. Il avait alors demandé qu’une commission d’enquête soit ouverte pour étudier les causes de l’inflation. Mais selon le rapport de la commission, publié mardi 19 juillet, « il n’a pas été constaté de phénomène massif de hausses suspectes des tarifs fournisseurs […]. Il peut bien entendu exister certains effets d’aubaine ponctuels, mais il n’a pas été constaté de déconnexion régulière entre ces deux phénomènes, qui gonflerait de façon injustifiée le niveau d’inflation. »

Manque de transparence ?

Plutôt que de « hausses suspectes », les sénateurs préfèrent parler de manque de transparence dans les échanges entre distributeurs et industriels du secteur alimentaire. Ces derniers ne justifieraient pas, au détail près, les hausses de tarifs qu’ils demandent. Pour un même produit, plusieurs industriels demandent ainsi des hausses de tarifs très différentes, de 5 à 20 % selon le fournisseur, sans justifier ces écarts. Le groupe de suivi sénatorial rappelle néanmoins que les chiffres de l’inflation des matières premières sont particulièrement impressionnants (+45 % pour le verre, +60 % pour le carton, +75 % pour les céréales…), et que cela pourrait expliquer les hausses demandées par les industriels.

 

La réponse de M. Leclerc

Au sujet du rapport du Sénat, Michel-Édouard Leclerc a répondu sur France Info : « Le Sénat a beau écrire qu’il n’a pas vu, dans sa grande sagacité, de spéculation massive, mais les consommateurs ne sont pas des imbéciles. Je peux vous dire que depuis novembre de l’année dernière, les consommateurs dans nos magasins voient ce qui manque, ce qui augmente. » Il est notamment revenu sur la pénurie d’huile, qu’il suspecte d’avoir été organisée. « Allez faire un tour dans les magasins. Regardez l’huile de tournesol, on dirait qu’elle revient, et pourtant il n’y a pas eu de récolte. Les distributeurs français, on leur a fait le coup, ils ont payé 34 % plus cher […] une huile de tournesol qui n’a pas été ressemée, elle était là, elle était quelque part », s’étonne le distributeur.

 

 

Image principale par FranceInfo

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