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Le Conseil de l’Ordre s’abat sur les médecins qui soignent le Covid-19

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, de nombreux médecins français subissent des pressions répétées du Conseil national de l’Ordre lorsqu’ils soignent hors AMM. Mais avec un nouveau virus comme le Sras-cov 2, faut-il laisser les patients sans aucun soins ? Un dilemme et une situation inédite que dénoncent ceux qui ont décidé de briser le […]

Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, de nombreux médecins français subissent des pressions répétées du Conseil national de l’Ordre lorsqu’ils soignent hors AMM. Mais avec un nouveau virus comme le Sras-cov 2, faut-il laisser les patients sans aucun soins ? Un dilemme et une situation inédite que dénoncent ceux qui ont décidé de briser le silence.

En France, en 2020, en pleine épidémie que l’on nous dit terrible, en pleine « guerre » comme il nous a été asséné pour nous préparer à être combatifs, les médecins qui tentent de soigner avec des médicaments existants sont dans le collimateur de leur autorité. Eux, disent qu’ils doivent soigner coûte que coûte. Le Conseil national de l’ordre des médecins lui, les somme d’arrêter, et menace de suspension. Qualifiés abusivement de « médecins-testeurs » par certains, ces médecins de terrain seraient donc priés… de ne rien faire. De nombreux témoignages que l’on a reçu nous confirment cette situation ubuesque. Pour eux, hors de question de ne pas respecter leur serment d’Hippocrate

◆ La liberté de prescription du médecin généraliste

La liberté de prescription du médecin généraliste est fondamentale. Elle permet au médecin de pouvoir prescrire un médicament pour une autre raison que sa prescription initiale définie par l’autorisation de mise sur le marché. On dit qu’il prescrit hors-AMM (autorisation de mise sur le marché). Ainsi que le rappelle le Conseil départemental du Val de Marne de l’Ordre des médecins :

« Le médecin a la possibilité de prescrire un médicament « hors AMM ».

Définition
Le « hors-AMM » est une prescription pour d’autres indications que celles pour lesquelles le médicament à reçu son autorisation de mise sur le marché.

Fonction
Le « hors AMM » permet notamment de soigner les maladies pour lesquelles il n’existe pas de traitement spécifique. 
»

Cependant, il faut savoir que le médecin engage sa responsabilité ordinale (art. 32 et 39), civile (art.1382) et pénale (art. 221-6 et 223-1). « Le taux de prescription hors AMM est évalué à environ 15 % de la totalité des prescriptions. Elle est notamment très fréquente en pédiatrie ». Une liberté qui jusqu’ici n’avait jamais été remise en cause.

De plus, la liberté du médecin est également assurée par l’article 8 des devoirs généraux du code de déontologie des médecins :

« Article 8 (article R.4127- 8 du code de la santé publique)

Dans les limites fixées par la loi et compte tenu des données acquises de la science, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance.

Il doit, sans négliger son devoir d’assistance morale, limiter ses prescriptions et ses actes à ce qui est nécessaire à la qualité, à la sécurité et à l’efficacité des soins.

Il doit tenir compte des avantages, des inconvénients et des conséquences des différentes investigations et thérapeutiques possibles. »

 

◆ Des médecins témoignent des pressions subies du Conseil de l’Ordre 

Un médecin généraliste qui a préféré garder l’anonymat a reçu, il y a quelques jours, une lettre du Conseil de l’Ordre des médecins le menaçant très clairement. Dans son témoignage recueilli par Thana TV (voir ci-dessous), il raconte comment et pourquoi ses prescriptions sont remises en cause.

La lettre de menace du Conseil de l’Ordre reçue par le médecin et dont voici une copie :

 

◆ « S’il faut aller en taule, j’y vais ! »

Le propos recueilli par Le Parisien est du Dr Arminjon. Lui, soigne aussi à base d’azithromycine notamment, et d’antihistaminiques, et il semble bien décidé de continuer avec trois de ses consœurs. Mais selon une source interne citée par Le Parisien, « il a été demandé aux conseils départementaux de l’Ordre où ont été inscrits ces trois médecins de les convoquer pour leur faire un rappel aux principes de la profession ». Encore une fois, le Conseil de l’Ordre frappe contre la médecine empirique de terrain.

 

◆ Protocole de soin à base d’azithromycine : trois médecins français annoncent des résultats prometteurs mais le Conseil de l’Ordre frappe encore 

Deux médecins du Grand Est et une du Nord par exemple ont choisi de traiter à l’azithromycine, sans l’hydroxychloroquine du Pr Raoult. Denis Gastaldi, Jean-Jacques Erbstein et Olivia Vansteenberghe, respectivement médecins à Morhange, Créhange (Moselle) et Wormhout (Nord). Ils affirment que l’antibiotique est très efficace en combinaison avec le zinc, une association courante. Ils témoignent au journal Le Parisien : « Toujours de manière empirique, on a ajouté du Singulair, utilisé chez les personnes asthmatiques, pour son rôle d’anti-inflammatoire sur les tissus interstitiels pulmonaires. Chez les formes sévères, on ajoute de l’héparine à faible dose, pour prévenir les thromboses, les phlébites et les embolies pulmonaires, fréquentes avec le coronavirus. Une des conditions sine qua non, c’est de démarrer ce traitement dès les premiers symptômes, pas d’attendre d’être en réanimation », confient-ils.

« Depuis quelques semaines, nous avons tous les trois prescrit ce traitement à tous nos patients atteints du coronavirus, explique Denis Gastaldi. Pour ma part, cela représente plus de 200 patients. J’ai eu seulement deux cas graves nécessitant une hospitalisation et qui sont sortis depuis. Évidemment, ce n’est pas une étude multicentrique et randomisée, mais ce sont des résultats très intéressants. Si on se fie aux données connues sur la maladie, sur, au minimum, 200 cas, on aurait dû avoir au moins deux décès et une quarantaine d’hospitalisations. »

 

◆ Menace de sanction pour avoir donné de « faux espoirs » aux patients !

Cela n’a vraisemblablement pas plu au Conseil de l’Ordre après la publication de cet article dans Le Parisien. L’autorité a publié en retour un communiqué sur « les protocoles de recherche illégaux et prescriptions hors Autorisation de mise sur le marché ». Le communiqué confirme que certains praticiens qui ont fait connaître « dans la presse grand public » leur protocole, ont été convoqués par le comité départemental. Selon l’AFP, ils seraient « une vingtaine de médecins libéraux » à avoir été ciblés.

 

Il serait inadmissible dans ce contexte de susciter de faux espoirs de guérison” (communiqué du Conseil de l’Ordre, 23 avril)

 

VIDÉO. Entretien Exclusif du Pr Christian Perronne : “À Garches, nous avons de bons résultats avec l’hydroxychloroquine

Lire l’interview complète retranscrite ici.

 

VIDÉO. Dr Éric Ménat : le médecin qui milite pour l’hydroxychloroquine et la liberté thérapeutique

 

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