Exologie

Deux députés français prennent l’initiative d’un colloque sur les UAP à l’Assemblée nationale le 29 juin 2026

Arnaud Saint-Martin (LFI, Sociologue des sciences au CNRS) a annoncé sur sa page Facebook la tenue d’un colloque sur les UAP, le 29 juin 2026 à l’Assemblée Nationale. Cette discussion sur les OVNIS, co-organisée avec Pierre Henriet (Horizons, Philosophe des sciences) avec le concours du GEIPAN et du CNES, aura pour sujet « La recherche sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés au-delà des fantasmes ». Le colloque est prévu dans la salle Victor Hugo, 250 places, la plus grande de l’Assemblée Nationale.

Les députés Arnaud Saint-Martin et Pierre Henriet sont aussi tous deux membres de l’Office parlementaire de l’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Arnaud Saint-Martin, expert de l’histoire de l’astronomie en France aux débuts du 20e s. et astronome amateur lui-même, est également membre à l’Assemblée Nationale de la Commission de la défense nationale et des forces armées et vice-président du groupe d’étude Aéronautique et Espace. Son collègue Pierre Henriet, membre de la Commission des Finances, spécialiste des nanosciences et actuel premier vice-président de l’OPECST, a également présidé l’OPECST durant un an, entre 2022 et 2023, à la suite du mathématicien Cédric Villani.

Ce colloque porté en juin 2026 par deux députés membres de l’OPECST constitue une excellente initiative politique qui remet la France à la pointe des pays moteurs sur la question des PAN, des UAP et autres OVNIS.

♦ L’OPECST ET LES DROVNIS EN 2014

Rappelons que l’OPECST avait déjà pris l’initiative fin novembre 2014 d’organiser en urgence des auditions sur « les drones et la sécurité des installations nucléaires ». A cette époque en effet, entre octobre 2014 et janvier 2015, plus de 50 survols de drones avaient été enregistrés au-dessus de 19 sites nucléaires français, dont 14 centrales exploitées par EDF. Un ufologue avait alors forgé le terme « drovnis » pour décrire ces drôles d’engins équipés de lumières blanches, parfois clignotantes de couleur rouge ou verte.

Aucun des engins détectés n’avait été intercepté par les forces de gendarmerie déployées sur place. Aucun drone n’avait été abattu, personne n’avait été arrêté, on ignorait même les modèles utilisés, récapitulait Paris Match en février 2015.

Ce mois-là, quelques semaines après l’alerte au-dessus du parc nucléaire, une autre mini-vague de « drovnis » avait eu lieu au-dessus de Paris, avec les survols durant deux nuits consécutives de la tour Eiffel, des Invalides et de l’ambassade américaine. Un peu plus tôt, le 20 janvier, un autre engin avait même été aperçu au-dessus de l’Élysée.

Le rapport de l’OPECST, publié une semaine plus tôt, le 13 janvier 2015, restreint sur la sécurité des installations nucléaires, avait reconnu que ces appareils « non identifiés » d’octobre et novembre 2014 n’étaient pas des intrusions terroristes ni des drones civils conventionnels, de petite taille et à l’autonomie limitée.

Ces survols de sites nucléaires français n’ont jamais cessé : on en dénombrait fin 2024 plus d’une centaine au total.

♦ 1954 : LA FRANCE, PREMIER PAYS AVEC DES QUESTIONS PARLEMENTAIRES SUR LES OVNIS

La France est également le premier pays où des parlementaires ont posé des questions au gouvernement au sujet des OVNIS. Cela s’est passé en novembre 1954.

Et cela faisait suite à la vague de 1954, où durant deux mois – en octobre et novembre 1954 – des centaines d’apparitions d’OVNIS avaient été signalées depuis toutes les régions de France, majoritairement rurale à cette époque.

Une centaine d’atterrissages et de rencontres du 3e type avaient même été rapportés et recensés dans la presse locale. La presse nationale avait surenchéri sur les actualités locales. L’émoi de la population française était alors à son comble.

Deux députés avaient alors interpellé à l’Assemblée le Premier ministre Pierre Mendès-France. Il avait été annoncé en réponse la décision de créer, 20 ans avant le GEIPAN, le premier bureau des OVNIS français : la SEMOC, la section d’étude des mystérieux objets célestes, sous la responsabilité de l’armée de l’air.

♦ UN « PREMIER RÉVEIL FRANÇAIS »

Alors que le cinquantième anniversaire du GEIPAN se profile en 2027, que le Président Trump orchestre une communication politique autour de la divulgation d’images et de vidéos classifiées conservées dans les tiroirs des agences du Pentagone – une opération couronnée de succès d’ailleurs, avec plusieurs milliards de consultations et des vues sur la page créée par les services de la présidence Trump –, et qu’un groupe de travail d’une centaine de membres du Parlement japonais organise également des auditions publiques sur la question des PAN et des UAP, l’annonce de ce colloque parlementaire résonne comme un premier réveil français.

Le colloque sur la recherche sur les PAN se tiendra dans la salle Victor Hugo, 250 places, la plus grande de l’Assemblée Nationale.

« C’est peu dire que cela intrigue et suscite l’intérêt. Pas surprenant, » commente sur sa page Facebook le député Arnaud Saint-Martin.

Le programme complet sera rendu public prochainement.

Article par Charles-Maxence Layet

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