Raoult

Le Pr Raoult dénonce le scandale sanitaire & scientifique et passe en revue les tests, l’HCQ et la mortalité en France

Pour le Pr Raoult, ce qui se passe est « le plus gros scandale médical de tous les temps ». Il dénonce une manipulation et un contrôle politiques. Chiffres à l’appui, il fait un point sur la situation actuelle.

 

Dans la dernière vidéo tournée à l’IHU de Marseille, le Professeur Didier Raoult nous fait part de son analyse des chiffres accessibles actuellement, notamment des résultats de l’étude randomisée faite au sein des EHPAD marseillais qui n’a pas encore été publiée. Il nous fait part également des résultats obtenus dans son hôpital tous âges confondus, évoque le nombre et la fiabilité des tests effectués, et met en lumière la particularité de la situation francilienne.

◆ État des lieux au CHU de Marseille

Dès le début, le professeur Raoult entre dans le vif du sujet : « Ici, on a accumulé les données depuis le début comme vous savez. On a maintenant réalisé 184000 tests pour près de 80000 patients, dont 6000 étaient positifs pour l’assistance publique. Le nombre de décès global réanimation comprise dans l’assistance publique était de 65, donc 2,8%. Et ici nous avons traité maintenant par le traitement hydroxychloroquine et azithromycine plus de 4000 patients, 18%. On est à 4,5 pour mille, moins de un demi pourcent. Et il n’y a pas eu d’effets d’effets secondaires graves. Il faut arrêter une bonne fois pour toute le mythe de la dangerosité de l’hydroxychloroquine, c’est un fantasme. Ça a amené le plus grand scandale scientifique de tous les temps qu’on n’a pas fini d’assumer. » Quant aux journaux scientifiques, Le Professeur Raoult dit à leur sujet que « plus ils étaient de haut niveau, plus ils étaient la cible de manipulation. »


◆ Des décès en EHPAD qui auraient sûrement pu être évités

Il poursuit sur les EHPAD : « 226 résidents d’EHPAD étaient testés positif, dont une partie a été traitée, à peu près la moitié. D’une manière intéressante, la mortalité chez les gens qui ont été traités est de 14,4%. Celle chez les gens qui n’ont pas été traités est de est de 27,8%. Et ce chiffre de 27,8% des gens non traités dans les EHPAD à Marseille est à peu près le même que celui de la mortalité française qui était au 2 juin de 27,7%, c’est à dire 10000 personnes qui sont mortes dans les EHPAD, la plupart du temps sans traitement. Ce qui veut dire que, on peut extrapoler, si on peut imaginer que le traitement prescrit à Marseille ait donné les mêmes résultats dans tout le pays, ceci aurait fait 5000 morts en moins. Je ne sais pas, c’est à vérifier. »

◆ Attention à la fiabilité des tests et aux faux-positifs

Si le Pr Raoult se dit satisfait du fait que davantage de tests soient faits car c’est ce qu’il avait préconisé depuis le début, il précise néanmoins qu’il faut faire attention à la qualité des tests PCR ainsi qu’à la qualité de leur interprétation. Il explique que dans leur hôpital, « sur les gens que l’on reteste et qui ont été positifs, on a eu 838 personnes depuis le 1er juillet qui sont arrivées avec des tests positifs à l’extérieur, on a découvert que 21% d’entre eux étaient en fait négatifs (…) Pour nous, y’en a un sur cinq qui est un faux positif. »

◆ L’Ile-de-France particulièrement touchée

Didier Raoult indique que la situation en Île-de-France est plus problématique qu’ailleurs. « La surmortalité commence à partir de 25 ans, alors que dans la région PACA, elle commence à partir de 75 ans. Donc il se passe quelque chose dans la gestion des plus jeunes. (…) D’autre part, la proportion des gens qui ont moins de 60 ans et qui meurent est plus importante en Île-de-France et à Paris que ce qu’elle est dans le reste de la France. (…)  Il y a une réflexion à avoir sur la prise en charge. Peut-être que c’est trop centralisé, que c’est trop gros, que les décisions ont été trop passionnelles, pas suffisamment pragmatiques. Mais il s’est passé quelque chose sur lequel il faudra revenir à un moment ou à un autre. »

◆ Une situation complètement folle qui restera dans l’histoire de la médecine

« Il faut dédramatiser cette situation, redevenir pragmatiques, reprendre les faits tels qu’ils sont, apprendre à arrêter de passionner les débats dans les pour ou contre. C’est pas de la politique qu’on fait. C’est du soin, c’est pragmatique. On tient compte des données au fur et à mesure qu’on les apprend. et il faut pas avoir honte de changer d’avis si on s’est trompé. (…) Il faut apprendre à se méfier de l’emportement idéologique, y-compris médicamenteux (…) Ceci restera dans l’histoire de la médecine et je pèse mes mots. On parlera encore dans un siècle de l’histoire qui a fait penser dans le monde que l’hydroxychloroquine pouvait tuer entre dix et trente pourcents des gens quand elle était prescrite. Personne ne pourra croire qu’il s’est passé une crise de cette nature-là tellement elle est folle. Qu’est-ce qui a rendu tellement les gens fous à ce moment-là ? Qu’il leur a été pris à croire qu’une molécule qui avait soixante-dix ans qui a été prescrite à un ou deux milliards de personnes était devenue un produit incroyablement toxique ? C’est quelque chose qui témoigne d’un profond problème, aussi bien de la manipulation des esprits, de l’ignorance, de l’incompétence, qui restera et qui laissera une trace dans tout le siècle à venir ». Le Pr Raoult conseille par ailleurs de regarder le film VICE pour faire le parallèle avec ce que nous vivons actuellement.

 

 

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