Syndrome savant Conscience

Syndrome savant : un défi à la science

Stephen Wiltshire, Daniel Tammet, Leslie Lemke, … : ils sont plus d’une cinquantaine dans le monde. Capables de performances ahurissantes en dessin, musique ou calcul, la plupart sont autistes et ont de grandes difficultés de communication ou de comportement. Malgré les dizaines d’études, la science reste incapable d’expliquer ces capacités hors du commun. En clair, le paradigme matérialiste est ici inopérant et trouve même son plus spectaculaire désaveu.

En juin 2005, le jeune Stephen Wiltshire monte à bord d’un hélicoptère pour effectuer un vol de 45 minutes au-dessus de Rome. A son retour, il se met à dessiner la ville dans ses moindres détails sur un canevas de plus de cinq mètres. Son travail durera plus de deux jours. Le mois précédent, il avait réalisé le même exploit en dessinant la ville de Tokyo depuis un point de vue aérien après une survol de 20 minutes. (…)

Le 14 mars 2004, au musée de l’Histoire des sciences d’Oxford, Daniel Tammet récite, en 5 heures, 9 minutes et 24 secondes, 22 514 décimales du nombre pi, apprises au cours des trois mois précédents. Pourtant Daniel n’a pas mémorisé les chiffres en tant que tels mais un “paysage, explique-t-il, puisque depuis son enfance, les chiffres lui apparaissent comme dotés d’une forme, d’une couleur et d’une texture qui lui sont propres et se combinent pour former des structures dans son esprit.

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