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Moderna vise pour l’automne 2021 l’obtention des données autorisant la vaccination des enfants de 6 mois à 11 ans !

Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, a annoncé en juin 2021 sur BFM qu’une étude pour un vaccin contre la Covid-19 était menée sur les enfants de 6 mois à 11 ans, et qu’il espérait « avoir les données pour l’automne pour l’autorisation ». Pourtant, les essais cliniques en phase 3 sont censés se terminer en juin 2023.

◆ Une mise en bouche qui date de mai

Le Conseil d’Orientation de Stratégie vaccinale nous avait préparés il y a quelques mois, en recommandant la vaccination pour les enfants à partir de trois ans. Concernant les enfants à partir de 6 mois, il avait émis quelques réserves, sans exclure cette possibilité : « Cette option peut être discutée, les nourrissons participant probablement plus faiblement à la dynamique de transmission virale. On peut envisager une vaccination progressive par classe d’âge décroissante. »

En tout cas, pour Stéphane Bancel, le PDF français du laboratoire américain Moderna et les parents des enfants volontaires, il n’y a pas matière à discuter en ce qui concerne les tests qui sont effectués sur les enfants de cet âge-là : 13275 participants sont actuellement recrutés et les résultats ainsi que l’autorisation d’injecter le vaccin Moderna sont espérés pour l’automne, alors que les essais cliniques ne sont pas censés se terminer avant le 12 juin 2023. Selon Stéphane Bancel, cette étude  « prend un peu plus de temps parce que pour les enfants, en bas âge, il faut démarrer à une dose beaucoup plus basse, que la dose des adolescents et des adultes, juste à cause du poids bien sûr des enfants plus jeunes. Donc on démarre à des plus basses doses, mais aussi on descend en âge tout doucement, pour bien s’assurer de la sécurité des enfants qui participent dans ces études. (…) Leur sécurité est notre priorité numéro un, et donc on aura les données sans doute je dirais, en début d’automne pour l’autorisation, on l’espère, de la vaccination de 6 mois jusqu’à 11 ans. »


◆ Plusieurs compétiteurs pour la palme « Enfants »

Quand on tape « children 6 month » dans la rubrique « studies » du site clinical.trials.gouv, on voit apparaître plusieurs études. Concentrons-nous sur celles des laboratoires actuellement autorisés à vendre leur vaccin en France : des essais cliniques sont également en cours pour le vaccin Pfizer, pour lesquels 4500 enfants de 6 mois à 11 ans sont actuellement recrutés, et dont la fin est prévue le 29 avril 2022. Le laboratoire pense pouvoir présenter des données dès septembre aux autorités régulatrices américaines. Nous n’avons rien trouvé pour cette classe d’âge pour Johnson & Johnson, ni pour Vaxzevria, anciennement AstraZeneca, dont l’essai clinique a été suspendu. Il semblerait donc que seuls les vaccins à ARN messager Moderna et Pfizer/BioNtech soient susceptibles à ce jour d’être prochainement injectés aux enfants.

◆  Les enfants, pourtant très peu contaminants

Rappelons que la Société Française de Pédiatrie, si elle recommande les tests salivaires pour les enfants et la vaccination du personnel scolaire dans son communiqué du 29 mars 2021, ne préconise nullement le vaccin pour les enfants et rappelle la très faible contamination due aux enfants. « Les (trop rares) tests salivaires pratiqués dans les écoles confirment que les enfants, et plus généralement toutes les personnes fréquentant l’école, ne sont pas les transmetteurs asymptomatiques de cette 3ème vague : le récent bulletin de l’Education Nationale identifie 0,49% de tests positifs parmi les 200 404 tests réalisés du 15 au 22 mars. La COVID-19 chez l’enfant reste bénigne, les formes nécessitant une hospitalisation sont exceptionnelles, même depuis la circulation du nouveau variant : les enfants de 0 à 14 ans représentent 0,3% des hospitalisations en semaine 11 (données Santé Publique France). Si des transmissions intra scolaires sont possibles, elles ne constituent qu’une infime minorité des contaminations, et ne sont donc pas le levier principal pour bloquer la chaine de transmission. Le pic de contamination qui a suivi la reprise de l’école en janvier 2021 est là pour en attester : toutes les écoles de France étaient fermées depuis 15 jours et le nombre des infections a pourtant augmenté très fortement. »

◆ Les plats à venir ?

Alors que les essais cliniques en phase 3 seront loin d’être terminés, ce produit bénéficiera-t-il néanmoins comme pour les autres tranches d’âge d’une AMM conditionnelle (Autorisation de mise sur le marché) ? Les injections sur les enfants commenceront-elles alors en masse ? Seront-elles vivement recommandées et exécutées en milieu scolaire, comme pour les plus de douze ans ? Essaiera-t-on de faire culpabiliser les parents refusant ce produit pour leurs enfants et seront-ils montrés du doigt et dénigrés ? Les effets secondaires, lorsqu’ils seront reconnus, ce qui est rarement le cas, seront-ils minimisés, parfois relativisés au point d’être ridiculisés ? Les soignants réfractaires aux vaccins étant suspendus ou invités à changer de métier, on peut se demander si ce gouvernement ira jusqu’à chercher à retirer les enfants aux parents qui refuseront l’injection, pour leur « pourrir la vie ». Quant à ceux qui voudraient et pourraient retirer leurs enfants de l’école pour éviter ce genre de pression sur leur famille, ils risquent d’en être en grande partie empêchés à partir de la rentrée 2022 si la nouvelle loi qui était validée le 13 août 2021 par le Conseil constitutionnel. En effet, alors que la législation précédente et encore en cours permettait aux parents de faire une déclaration d’Instruction En Famille, la prochaine, si elle passe, les soumettra à une demande d’autorisation pour un nombre limité de motifs. Des professionnels de l’Éducation révoltés se sont réunis pour empêcher notamment le déploiement de la vaccination en milieu scolaire.

Image par Mvezo Karamchand Hay de Pixabay

 

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