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Violences sexuelles : stop au déni !

Le rapport de l’enquête « Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte » menée par l’association Mémoire traumatique et victimologie dresse un état des lieux alarmant. Il est urgent de prendre en compte la gravité des violences faites aux victimes et de faire valoir leurs droits.

L’association Mémoire traumatique et victimologie a mené auprès des victimes de violences sexuelles une vaste enquête nationale de victimation intitulée « Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte » de mars à septembre 2014.
1 214 personnes, dont 95 % de femmes, ont pris le temps de répondre aux 184 questions de l’enquête. Les résultats de cette étude viennent d’être publiés dans le rapport Impact des violences sexuelles de l’enfance à l’âge adulte, déni de protection, de reconnaissance et de prise en charge : enquête auprès des victimes diffusé sur le site stopaudeni.com.

Qui sont les victimes de violences sexuelles ? Quel est l’impact de ces violences ? Quelles prises en charge, quelle protection et quelle reconnaissance pour les victimes ? Quelles actions mettre en place pour que leurs droits soient respectés ? Le rapport d’enquête détaille et analyse les réponses à ces questions en proposant des recommandations.

L’état des lieux est alarmant : les enfants sont les principales victimes des violences sexuelles.
81% des victimes déclarent avoir subi les premières violences avant l’âge de 18 ans,
51% avant l’âge de 11 ans et, pire encore,
21% avant l’âge de 6 ans.
Dans plus de la moitié des cas, leur agresseur était un membre de la famille.

Une situation d’urgence sanitaire et sociale

Les violences sexuelles ont de dramatiques répercussions sur la vie et la santé des victimes si elles ne bénéficient pas d’une prise en charge adaptée. 42% des répondants ont tenté de se suicider et 95 % témoignent de l’impact que ces violences ont eu sur leur santé mentale.

« Il est urgent que les pouvoirs publics mettent en œuvre les moyens nécessaires pour protéger, accompagner et soigner efficacement toutes les victimes de violences sexuelles afin d’enrayer le cycle infernal des violences », alerte la docteure Muriel Salmona, psychiatre psychothérapeute, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie.

La diffusion du rapport d’enquête s’inscrit dans la campagne Stop au déni 2015 soutenue par l’Unicef France dans le cadre de l’initiative mondiale #ENDviolence. Cette campagne a pour objectif d’alerter le public sur la gravité des violences sexuelles et leurs conséquences trop souvent ignorées, voire déniées.

Il est plus que temps de prendre conscience du véritable enfer que vivent les victimes. Une réalité douloureuse que l’actualité vient malheureusement trop souvent nous rappeler.

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