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Réglementation Reach : l’aromathérapie potentiellement dangereuse ?

Les médias n’en parlent pas, mais très discrètement la toute nouvelle réglementation Reach (Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals) est appliquée en Europe. Elle « établit des procédures pour la collecte et l’évaluation d’informations sur les propriétés et les dangers des substances », peut-on lire sur le site de l’agence européenne des produits chimiques (Echa). […]

Les médias n’en parlent pas, mais très discrètement la toute nouvelle réglementation Reach (Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals) est appliquée en Europe.

Elle « établit des procédures pour la collecte et l’évaluation d’informations sur les propriétés et les dangers des substances », peut-on lire sur le site de l’agence européenne des produits chimiques (Echa). Cette mesure concerne dorénavant tous les produits chimiques jugés potentiellement dangereux dont ceux employés dans les processus industriels mais également ceux qui le sont dans notre quotidien comme les produits de nettoyage, les peintures, et même les vêtements, les meubles et les appareils électriques, « afin de protéger la santé humaine et l’environnement ». Une louable démarche. Mais que viennent faire les huiles essentielles dans cette liste (Guide pour l’identification et la désignation des substances dans le cadre de Reach et du Clp )? Désignées par les autorités sanitaires européennes comme potentiellement dangereuses, les huiles essentielles doivent désormais entrer dans la classification européenne des substances chimiques si elles sont commercialisées à plus d’une tonne / an. C’est donc à travers la réglementation Reach que l’UE souhaite encadrer l’enregistrement de ces substances produites en Europe, ou importées, auprès de l’Echa, avec un slogan des plus efficaces : « No data, no market » ! Entrée en vigueur le 1er juin 2007, la réglementation Reach a obligé les producteurs et revendeurs de ces substances à inscrire jusqu’au 31 mai 2018 leurs produits sur cette liste en remplissant une myriade de dossiers « pour répondre à des objectifs internationaux de gestion des substances chimiques de manière à ce qu’elles ne soient pas néfastes à la santé humaine (travailleurs et consommateurs) et à l’environnement », peut-on lire sur le site de l’Union des industries chimiques. Bizarrement, on s’étonne que cela ne concerne pas du tout un très grand nombre d’autres produits chimiques, autrement plus dangereux, comme les substances utilisées dans les médicaments à usage humain et vétérinaire ou celles utilisées dans les denrées alimentaires (Consultez la liste ici). Quid du glyphosate ou de certains additifs alimentaires potentiellement cancérogènes comme le dioxyde de titane ? Cela ressemble plus à une gestion en trompe-l’œil qu’à une véritable volonté politique de protection sanitaire et environnementale des Européens !

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