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Contraception : la pilule est amère

La pilule, libération ou bombe à retardement ? Quarante ans après sa mise sur le marché, son usage est tellement banalisé qu’on en oublie les risques dus à une prise prolongée : cancers du sein, du col utérin, du foie, accidents vasculaires … Un nouveau scandale sanitaire en perspective ?

« Même s’il apparaît presque impossible aujourd’hui de bannir les pilules contraceptives, qu’au moins la vérité soit dite. Qu’au moins, les choix des très jeunes femmes qui décident de les utiliser ne soient pas faits dans l’ignorance. » Ainsi s’exprime le professeur Lucien Israël, en 1980, dans la préface du livre d’Ellen Grant Amère pilule. « S’agissant d’autres domaines de la médecine, poursuit-il, il est vraisemblable que des produits entraînant de telles conséquences n’auraient jamais reçu l’autorisation de mise sur le marché. »

Quel journal, quels journalistes oseront reprendre les termes du Pr Israël, questionne aujourd’hui Bérengère Arnal, gynécologue obstétricienne, responsable du diplôme universitaire de phytothérapie à la faculté de médecine de Paris XIII.

Il ne s’agit là ni de fantaisistes ni de médecins rétrogrades anti-féministes, ou anti-chimie. Lucien Israël fait partie des grands noms de la cancérologie et Ellen Grant n’est rien de moins que l’un des chercheurs à l’origine de la conception, il y a maintenant presque quarante ans, de la pilule oestro-progestative.

Ce sont des praticiens qui prônent la prévention du cancer du sein et des maladies cardio-vasculaires en connaissance de cause. Car le problème est bien là : la prise d’oestro-progestatif impacte la santé sur le long terme. Les effets sont à la fois dose-dépendants et cumulatifs avec les xénobiotiques1 de l’environnement (…).

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Article initialement paru dans NEXUS n°73 (mars-avril 2011).

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