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De la crise sanitaire au transhumanisme : à Saintes, la conférence-débat fait le plein

Encore un grand succès à Saintes (Charente-Maritime), où 1 100 personnes se sont amassées pour assister à cette deuxième édition de la conférence-débat organisée par le Collectif saintais pour une citoyenneté libre (CSCL). Les intervenants, pour certains membres du Conseil scientifique indépendant, devancent cette fois-ci la simple crise sanitaire et posent les fondamentaux de la vie humaine face au transhumanisme. Nexus était présent pour assurer la captation en direct de l’événement.

« C’était magnifique ! » se réjouit Michel Regnault, président du CSCL. Il faut dire que cette seconde édition de la grande conférence-débat à Saintes a réuni encore davantage de monde qu’en juin. « On était à guichets fermés, on a dû refuser du monde. » Les recalés se sont donc agrippés aux fenêtres pour tendre l’oreille. Les interventions, toujours de haute qualité, ne s’échinent plus à décortiquer le scandale Covid, tant il point aujourd’hui à la vue de tous (pour qui veut bien voir), mais à anticiper les dangers eschatologiques du monde qui vient… celui du transhumanisme.

◆ Le transhumanisme est un antihumanisme

« Le transhumanisme est un antihumanisme », c’est une citation du dernier livre de Louis Fouché Agonie et renouveau du système de santé. Sur scène, le médecin réanimateur suspendu dépeint une fresque anesthésiée des soins en réanimation. Tout en diction théâtrale, le ton grave et poignant, Louis Fouché dénonce la « réification » (ou chosification) de l’humain en objet. Depuis le XVIIe siècle, la pensée scientifique occidentale a, selon lui, pour obsession de vouloir éradiquer la douleur. Mais, puisant dans la littérature philosophique bouddhiste, chrétienne et écologique, il défend que « la condition humaine sur Terre est de souffrir. Le refus de souffrir, de vieillir et de mourir est la fin de la condition humaine. »

Il argumente ainsi que la remédiation technique et industrielle à la souffrance est une transgression anthropologique qui ne peut aboutir qu’à la mort de l’Homme.

« La nature est alors transformée en l’a-nature », insistant sur le « a » privatif. Pour lui, la remédiation technique à la souffrance est une impasse, et il s’agit de s’en remettre à la remédiation sociale : « Celle qui consiste à se serrer les coudes. La remédiation technique à la souffrance signifie l’abandon du récit symbolique et l’abandon de l’entraide sociale. » Et de terminer par un « il faut que ce système s’effondre ! » vivement acclamé par la foule.

◆ Démon de Maxwell contre mort thermique

Quelques interventions plus tôt, Vincent Pavan, chercheur en mathématiques à l’université d’Aix-Marseille, avait étayé une démonstration complexe de thermodynamique et de cybernétique. Il démontre que le transhumanisme consiste en la volonté d’échapper aux lois naturelles de thermodynamique pour s’affranchir d’une mort inéluctable : la mort thermique, où les particules chaudes, en absence de source d’énergie, se refroidissent inexorablement.

La doctrine scientiste imagine alors une nouvelle entropie appelée « démon de Maxwell » qui, pour empêcher la mort thermique, pourrait réorganiser les particules du froid vers le chaud. Cette doctrine scientiste est un gnosticisme : si Dieu (le Dieu créateur est appelé démiurge par les gnostiques) a créé le bien et le mal (la vie et la mort), alors ses adversaires (le diable en premier chef) sont les libérateurs de l’humain en ce qu’ils l’affranchissent des limites posées par Dieu et la thermodynamique.

Ce choix des intervenants de s’extraire du pur discours critique à l’égard de la politique sanitaire a été encouragé par les organisateurs. « Nous voulions engager une réflexion plus globale », explique Michel Regnault.

◆ Identité numérique et CBDC

« Nous ne sommes plus ici pour parler de santé, car les constats sont faits », annonce l’anthropologue suisse Jean-Dominique Michel en introduction. Selon lui, il faut voir plus loin que la question sanitaire, car là n’est pas l’enjeu. « Quel est l’agenda de ceux qui nous gouvernent ? » interroge-t-il. Il cite tour à tour le réchauffement climatique, la guerre en Ukraine et celle de l’énergie comme autant de narratifs fabriqués pour mettre la population sous surveillance. « [Ces narratifs] sont isomorphes de celui du Covid : on y retrouve le même matraquage, la même agressivité. » Le but, plaide-t-il, est l’instauration de la surveillance généralisée à l’aide de l’identité numérique et la monnaie digitale. « La finalité de tout ça, c’est CBDC, Central Bank Digital Currency. » Il se réfère là à la mise en œuvre de l’euro numérique, expérimenté par  la Banque de France depuis 2021 .

« C’est dans les pipelines ! » prévient-il. L’identité numérique adossée à la monnaie digitale pourra, selon l’anthropologue, servir à instaurer une forme de crédit social où toute transaction sera identifiable par les banques centrales. « Crédit alimentaire, crédit essence, crédit carbone », le tout chapeauté par une gouvernance mondiale. « C’est un totalitarisme, un délire raisonnant, à l’image du régime nazi qui avait trié les surhommes et les sous-hommes, avec la même pensée eugéniste. » Alors, quand la pensée mainstream accuse les opposants à ce régime mondialisé d’être des antivax ou des pro-Russes, Jean-Dominique Michel rétorque : « Je suis anti-connerie et pro-pensée complexe. »

◆ Un final en beauté sur le son de HK

La conférence a débordé d’une heure et s’est achevée à 23h par une farandole géante au son de la chanson Dis-leur que l’on sème du groupe HK. Les larmes montent aux yeux, les sourires se déploient sur les visages : un grand moment d’émotion.

Les retours très positifs des spectateurs ont motivé l’équipe organisatrice à remettre le couvert pour une troisième édition au printemps prochain.

En attendant, le collectif saintais va dans les prochains mois s’atteler à rédiger un dossier à l’attention des établissements scolaires pour alerter quant aux méfaits de la politique sanitaire sur les enfants.

 

👉 Retrouvez l’intégralité de la première partie de la conférence (15h – 19h) ici :

 

00:10:06 : « Bilan catastrophique de la stratégie française anti-covid : rappel des faits », par Gérard DELEPINE, chirurgien orthopédiste et oncologue.

00:43:21 : « Quelles sont les nouvelles théories évolutionnistes qui sous-tendent le retour du totalitarisme ? », par Vincent PAVAN, maître de conférences et chercheur en mathématiques.

01:18:32 : « Le Covid et l’enfant : bilan sur les faits et résultats », Nicole DELEPINE, pédiatre oncologue.

01:48:52 : (brève intervention spectateur : Un enseignant)

01:53:55 : « L’évolution de notre société à travers le Covid », par Jean-Dominique MICHEL, anthropologue médical et expert en santé publique en Suisse.

02:26:17 : « Transhumanisme : révélations d’une dégénérescence programmée », par Emmanuelle DARLES, enseignante-chercheuse en informatique.

02:56:28 : « Agonie, effondrement et renouveau du système de santé », Louis FOUCHÉ, médecin anesthésiste-réanimateur, membre fondateur de Réinfocovid.

03:34:47 : Épilogue partie 1

 

👉 Voir les interventions post-conférence :

 

 

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