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Les businessmen du climat lancent SCoPEx, une expérience scientifique pour contrôler la température mondiale !

Alors que le catastrophisme climatique gagne du terrain dans les médias, les climato-entrepreneurs commencent à développer un nouveau business très lucratif : contrôler le climat pour faire baisser la température mondiale ! Refroidir la planète ? Pas de problème ! Les ingénieurs climatiques, Zhen Dai, Frank Keutsch et David Keith ont leur tribune dans un récent article […]

Alors que le catastrophisme climatique gagne du terrain dans les médias, les climato-entrepreneurs commencent à développer un nouveau business très lucratif : contrôler le climat pour faire baisser la température mondiale !

Refroidir la planète ? Pas de problème !
Les ingénieurs climatiques, Zhen Dai, Frank Keutsch et David Keith ont leur tribune dans un récent article de Nature (1) pour promouvoir le projet « Stratospheric Controlled Perturbation Experiment » (SCoPEx). La première phase, un essai à 3 millions $, prévoit deux vols d’un ballon dirigeable à 20 kilomètres au-dessus du sud-ouest des États-Unis. Leur but : expérimenter dès 2019 la dispersion du carbonate de calcium dans la stratosphère pour refroidir la planète ! C’est aussi l’une des solutions évoquées il y a quelques jours lors du 20h de TF1 pour lutter contre le réchauffement climatique (2). Une communication publique semble s’être mise en route presque deux mois après le colloque très, très discret, du CNRS et de l’université de Rennes, clairement nommé Ingilaw (contraction de « ingineering » et de « law ») que nous avons couvert (3). Nous avons d’ailleurs publié un article sur ce colloque dans Nexus n°119 (disponible en kiosque et en ligne) intitulé « Le contrôle du climat, inéluctable ? ». Il était alors question des implications juridiques de la géoingénierie mondiale.

Le business lucratif des climato-entrepreneurs
De l’article même de Nature, on apprend que la géoingénierie intéresse de plus en plus les décideurs politiques, les scientifiques, et les écologistes. C’est ce que nous constatons à Nexus depuis des années. Mais quid des conséquences sanitaires et environnementales irréversibles totalement absentes des débats ? La géoingénierie gagne du chemin dans les amphithéâtres universitaires, dans les médias et dans les laboratoires privés. Cette nouvelle science d’apprentis-sorciers agite les climato-entrepreneurs, ces businessmen du climat, qui détiennent aujourd’hui les brevets. Sous couvert de catastrophisme environnemental, la modification volontaire du climat risque un jour de se voir imposée en urgence aux peuples. Un manifeste de plus de 110 organisations internationales, dont Attac, a récemment été publié pour appeler à interdire toutes les expérimentations et les technologies de géoingénierie (4).

>> Lisez notre article « Échiquier climatique, les enjeux cachés » dans Nexus n°118 ; et « Le contrôle du climat, inéluctable ? » dans Nexus n°119. Retrouvez Nexus en kiosque, une revue 100 % indépendante et sans pubs !

 

  1. https://www.nature.com/articles/d41586-018-07533-4
  2. https://www.lci.fr/green/rechauffement-climatique-les-solutions-envisagees-par-les-scientifiques-2105628.html
  3. https://iode.univ-rennes1.fr/actualites/appel-communications-colloque-ingilaw-la-geoingenierie-nouveau-paradigme-environnemental
  4. https://france.attac.org/nos-publications/notes-et-rapports/article/manifeste-contre-la-geo-ingenierie-bas-les-pattes

 

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