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L’eau-mère, une des solutions de demain pour ne pas manquer d’eau ?

De l’eau pure et abondante serait accessible pour tous, même dans les zones les plus arides. « L’eau-mère », qui alimenterait le « cycle de l’eau » en toute discrétion, serait le pendant de l’énergie libre. Une ressource cachée et pourtant disponible à un coût social, financier et environnemental soutenable. Plusieurs scientifiques ont travaillé sur le sujet, même si on leur a souvent mis des bâtons dans les roues, comme Stephan Riess. Si leurs travaux étaient reconnus, développés et mis en application, la pénurie d’eau mondiale serait-elle évitable ?

 

De toutes les ressources, l’eau n’est-elle pas la plus indispensable à la vie ? Alors qu’elle vient à manquer, on peut se demander si l’eau-mère, appelée également Primary Water, une eau qui provient des roches souterraines, pourrait être une des solutions de demain pour approvisionner le monde en eau là où il y en aura besoin. L’eau-mère, une promesse de libération pour l’humanité ? Un sujet traité en détail dans notre magazine n°142 de septembre-octobre 2022 actuellement vendu en kiosque et en ligne dont voici quelques extraits.

◆ Une découverte qui ne date pas d’hier

L’existence d’eau nouvelle issue des profondeurs est admise depuis le début du XXe siècle par des scientifiques reconnus, tel Oscar E. Meinzer (1876-1948). Il fut directeur du département de l’Eau pour le United States Geological Survey et publia de nombreux rapports, ainsi qu’un livre de référence : Hydrology. L’hydrogéologue américain mentionne de nombreuses preuves de la présence d’eau à de grandes profondeurs qu’il qualifie d’underground water. Il indique qu’une partie de cette eau atteint nécessairement la surface, ou des cavités rocheuses près de la surface. Pour lui, ces eaux d’origine intraterrestre s’additionnent significativement aux ressources en eau d’origine atmosphérique. Idée admise en géologie par plusieurs scientifiques tout au long du XXe siècle.


◆ Un scientifique qui croit en l’eau-mère et qui expérimente

Dans les années cinquante, en Californie, un ancien ingénieur des mines originaire de Bavière, Stephan Riess (1898-1985) fait un peu trop parler de lui dans les journaux locaux et même nationaux. À cette époque, Riess est sollicité en dernier recours pour réaliser des forages dans les zones où les hydrologues conventionnels ont décrété l’absence, ou l’épuisement, des aquifères. Or quand Riess fore, l’eau finit généralement par jaillir : abondante, durable et d’excellente qualité. Il est qualifié par la presse de “magicien de l’eau”.

◆ Des travaux qui dérangent

Magique, non ! Subversif, oui ! Car cette découverte n’arrange pas le conglomérat de l’eau, au sein duquel industriels, bureaucrates et politiciens ont déjà décidé de grands projets : barrages, détournements de rivières, canaux, conduites forcées, stockages massifs. Rapidement des hydrologues institutionnels rejettent et ridiculisent ses conclusions. Des articles diffamatoires sont publiés dans les journaux des principaux syndicaux professionnels de l’industrie de l’eau. Le gouvernement de Californie publie des données sur les puits forés par Riess, indiquant que l’eau de ses forages ne serait qu’une banale eau souterraine d’origine atmosphérique.

Des attaques qui n’empêchent pas Stephan Riess de forer inlassablement de nouveaux puits au fil des décennies. Sa réputation dépasse les frontières étasuniennes. Il est appelé par le Premier ministre israélien, en 1958, pour alimenter en eau la nouvelle ville d’Eilat, aux portes du désert du Néguev, qui est aujourd’hui une ville de 53000 habitants et une station balnéaire.

◆ Un scientifique déchu

Malgré les innombrables articles de presse qui lui ont été consacrés dans les années cinquante, Riess est tombé dans l’oubli. Il est mort en 1985 juste après avoir donné la seule interview exclusive de sa carrière qu’on ne peut trouver qu’en anglais et qui souffre malheureusement de son grand âge et des conditions d’enregistrement. La transcription de cet entretien est disponible sur le site du Primary Institute, créé par le Dr Wayne Weber, un des interviewers de l’entretien. Nous l’avons fait traduire en français. Merci à Annabel MacGowan grâce à qui nous pouvons vous proposer cette traduction.

À défaut d’établir une liste exhaustive des réalisations de Riess, cet organisme a recensé les caractéristiques techniques de nombreux forages de Primary Water. Mais le barrage institutionnel a bien fonctionné : à ce jour, l’information sur “l’eau-mère” reste confidentielle et les spécialistes capables de la localiser et de la puiser bien difficiles à identifier. Combien de temps encore cette réalité géophysique pourra–t-elle être dissimulée ?

 

APPEL À PROJET :
Toute personne disposant de compétences et/ou de moyens en géologie appliquée, métallographie, pétrologie, etc., de capital, et/ou de disponibilité et se sentant appelée à introduire la localisation et le puisage d’eau-mère en France peut se faire connaître auprès de la rédaction de Nexus à l’adresse email journaliste@nexus.fr, qui fera suivre les messages à l’auteur du présent article.

 

👉 Plus d’éléments dans notre dossier du numéro 142 (septembre-octobre 2022)  actuellement en vente en kiosque et en ligne :

 

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