Hulot va-t-il engager une transition énergétique citoyenne ?

En 2016, Nicolas Hulot s’exprimait en toute lucidité sur l’illusion démocratique et l’impuissance politique (voir itv Nexus n° 104). Que dirait-il aujourd’hui, alors qu’il est confronté à la réalité politique en tant ministre de la Transition écologique ? Va-t-il se souvenir du rapport de l’Ademe « Vers un mix électrique 100 % renouvelable en 2050 » ? Ses propos d’hier font écho aux défis actuels.

« Allons-nous pouvoir créer un lobby des consciences ? », cette question, formulée en 2016 par Nicolas Hulot (interview publiée dans NEXUS n° 104 – mai-juin 2016), est d’une actualité prégnante. Lucide, l’ambassadeur de la COP21 dressait alors le constat d’une bien triste situation, celle de l’illusion démocratique et de l’impuissance politique.

Que dirait-il aujourd’hui, alors qu’il est confronté à la réalité politique en tant ministre de la Transition écologique ?

Va-t-il se souvenir du RAPPORT DE L’ADEME : « Vers un mix électrique 100 % renouvelable en 2050 » (PDF) ? Cette étude ne devrait-elle pas être le document de travail n° 1 de la transition énergétique ?

Ses propos d’hier éclairent d’une vive lueur ses défis actuels. À découvrir dans cette vidéo et à retrouver intégralement dans NEXUS n° 104 (mai-juin 2016).

Et aussi, à voir et revoir, notre vidéo « Rapport de l’Ademe : pourquoi sa diffusion a-t-elle été retardée ? »

Images et montage : Marc Daoud
© Magazine NEXUS 201

 

Nicols Hulot Nexus 104

 

Extrait de l’interview publiée dans le dossier “Au chevet de la dénicratie” / NEXUS n° 104 (mai-juin 2016)  :

Nexus : Un regard sur la situation politique conduit à s’interroger sur la crise démocratique. Vous qui côtoyez les lieux d’influence et de décisions politiques, qu’avez-vous constaté ?

Nicolas Hulot : Parfois, dans des moments de découragement, j’ai eu cette phrase cinglante: la politique, c’est souvent l’art et la manière de dissimuler l’impuissance. J’ai pu voir de l’intérieur combien la communication prend parfois le pas sur la réflexion. Par exemple, lorsque j’ai accompagné à plusieurs reprises la délégation française à l’Assemblée générale des Nations unies, j’avais au départ une très haute idée de ces événements-là. Je pensais que c’était le moment où les chefs d’État s’isolaient, se concentraient sur un certain nombre de sujets, avaient à cœur d’extraire de ces rencontres des mesures structurelles. En fin de compte à l’Onu, j’ai vu les délégations se croiser dans les couloirs, profitant de ces rencontres furtives pour se saluer d’un petit sourire cordial, mais en réalité on ne travaillait pas. Les chefs d’État découvrent à la dernière minute leurs discours, souvent truffés de bons sentiments. […]

 

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